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La petite oseille (Oxalis acetosella, Oxalidaceae)

La petite oseille (Oxalis acetosella, Oxalidaceae) est une plante sciaphile des latitudes et des altitudes froides et humides d’Europe, riche en oxalate acide de potassium. Elle est implantée dans la litière et évite le contact avec la terre. Son rhizome présente des parties à entre-nœuds très serrés florifères, qui alternent avec des segments à entre-nœuds lâches uniquement végétatifs. Dans les sous-bois éclairés du printemps, sa floraison est chasmogames ; en revanche, elle est cléïstogame à l’ombre des arbres feuillés. La position de ses folioles est influencée par le nycthémère et de jour par l’ombre et la lumière. Les propriétés végétatives dominent : les oxalates en sont le témoin biochimique. En médecine anthroposophique la petite oseille est utilisée seule ou associée à d’autres plantes dans des situations pathologiques concernant principalement l’appareil digestif.



Calendula officinalis L., une ancienne médicinale très actuelle

Calendula est cultivée dans de nombreuses régions du monde ; elle est probablement originaire du pourtour méditerranéen (chaleur, lumière). La stase caractérise sa partie végétative : ses feuilles, amorphes, sans structure, sont densément réparties sur la tige dont la partie inférieure est souvent prostrée ; la métamorphose du feuillage est discrète et progressive. En revanche la structure des capitules est très nette ; ils émergent progressivement de la plante végétative, portés par la tige principale et ses ramifications. Les capitules dominent la plante végétative, limitent et contiennent de toute part l’édifice. Les capitules sont fonctionnellement monoïques. La cinétique florale dans l’édifice est descendante ; elle se déroule avec une régularité métronomique : les ligules du capitule suivant s’épanouissent 1 jour avant le début du flétrissement des ligules du précédent. Calendula est incapable de reproduction végétative ; elle ne se reproduit que par la graine. La teneur en principes actifs (alcools et esters triterpéniques, saponosides, acides phénols et flavonoïdes, caroténoïdes, huile essentielle) est la plus élevées dans les ligules ; elle est moindre dans les fleurs tubuleuses et encore plus faible dans les parties végétatives. C’est pourquoi la drogue est constituée des ligules ou des capitules à « fleurs doubles ». La correspondance inversée entre la plante tripartite et les 3 groupes de fonctions de l’Homme, laisse prévoir des indications concernant des processus métaboliques.