Quick config.

Tous nos articles

La petite oseille (Oxalis acetosella, Oxalidaceae)

La petite oseille (Oxalis acetosella, Oxalidaceae) est une plante sciaphile des latitudes et des altitudes froides et humides d’Europe, riche en oxalate acide de potassium. Elle est implantée dans la litière et évite le contact avec la terre. Son rhizome présente des parties à entre-nœuds très serrés florifères, qui alternent avec des segments à entre-nœuds lâches uniquement végétatifs. Dans les sous-bois éclairés du printemps, sa floraison est chasmogames ; en revanche, elle est cléïstogame à l’ombre des arbres feuillés. La position de ses folioles est influencée par le nycthémère et de jour par l’ombre et la lumière. Les propriétés végétatives dominent : les oxalates en sont le témoin biochimique. En médecine anthroposophique la petite oseille est utilisée seule ou associée à d’autres plantes dans des situations pathologiques concernant principalement l’appareil digestif.





Calendula officinalis (Asteraceae) une ancienne médicinale très moderne (Journées régionales de l’AFERPA, Ottrott avril 2016)

Calendula est cultivée dans de nombreuses régions du monde ; elle est probablement originaire du pourtour méditerranéen (chaleur, lumière). La stase caractérise sa partie végétative : ses feuilles, amorphes, sans structure, sont densément réparties sur la tige dont la partie inférieure est souvent prostrée ; la métamorphose du feuillage est discrète et progressive. En revanche la structure des capitules est très nette ; ils émergent progressivement de la plante végétative, portés par la tige principale et ses ramifications. Les capitules dominent la plante végétative, limitent et contiennent de toute part l’édifice. Les capitules sont fonctionnellement monoïques. La cinétique florale dans l’édifice est descendante ; elle se déroule avec une régularité métronomique : les ligules du capitule suivant s’épanouissent 1 jour avant le début du flétrissement des ligules du précédent. Calendula est incapable de reproduction végétative ; elle ne se reproduit que par la graine. La teneur en principes actifs (alcools et esters triterpéniques, saponosides, acides phénols et flavonoïdes, caroténoïdes, huile essentielle) est la plus élevées dans les ligules ; elle est moindre dans les fleurs tubuleuses et encore plus faible dans les parties végétatives. C’est pourquoi la drogue est constituée des ligules ou des capitules à « fleurs doubles ». La correspondance inversée entre la plante tripartite et les 3 groupes de fonctions de l’Homme, laisse prévoir des indications concernant des processus métaboliques.



« Usages médicaux et cultuels des huiles essentielles, des oléorésines et des gommes résines dans l’Antiquité (VIe siècle av. J.-C. – VIe siècle apr. J.-C.) » Yves lehmann, professeur émérite de l’Université de Strasbourg

Résumé Une première partie de l'enquête concerne la pharmacie aromatique dans la médecine gréco-romaine - et notamment la présentation des médicaments à base d'huiles essentielles et de produits résineux ou gommeux : macérations dans l'huile avec adjonction de cire et de résine liquéfiées à chaud ; cataplasmes "émollients" dont la composition est à dominante végétale, avec des résines et de la cire comme "support" ; emplâtres adhésifs résineux. Quant à la seconde partie, elle porte sur l'emploi liturgique des substances aromatiques, oléagineuses et gommeuses dans les religions de l'Antiquité classique et tardive (aromates dans le culte païen ; typologie des essences et autres produits aromatiques employés dans les cultes païen et chrétien : myrrhe, encens, saint-chrême).